Pierre fragile, brique ancienne, pollution incrustée : les situations où l'hydrogommage est la bonne méthode — et celles où il ne sert à rien.
Le principe
L'hydrogommage projette un mélange d'eau, d'air et d'abrasif doux à basse pression (2 à 8 bars). C'est l'abrasif qui décape, pas la pression : le support n'est ni creusé ni gorgé d'eau, contrairement au nettoyage haute pression.
Les bons cas d'usage
Façades en pierre de taille encrassées, brique ancienne, bâti protégé où le sablage est interdit, préparation avant rejointoiement ou enduit, retrait de graffiti (avec décapant adapté).
C'est aussi la méthode de diagnostic : une zone test révèle ce qu'est réellement la façade sous la crasse — et permet un chiffrage ferme.
Ses limites
L'hydrogommage ne répare rien : il révèle. Peintures très épaisses ou enduits à décaisser demandent d'autres méthodes. Et sur certains encrassements légers, un simple lavage basse pression suffit — nous vous le dirons.
Comment se déroule un hydrogommage
Tout commence par une zone test, dans un angle discret : elle calibre la pression, le débit et la granulométrie de l'abrasif, et révèle ce qu'est réellement la façade sous l'encrassement. C'est aussi ce test qui permet un chiffrage ferme — plus de surprises en cours de chantier.
Le chantier lui-même suit une méthode : protection des menuiseries, des plantations et des abords, réglage de la pression au plus juste (2 à 8 bars), progression régulière par zones pour un résultat homogène, puis temps de séchage avant toute reprise. Un hydrogommage bien conduit laisse une pierre propre, jamais rôdée.
Hydrogommage, sablage, haute pression : que choisir ?
Le sablage projette de l'abrasif sec à forte pression : efficace mais agressif, il rôde la pierre tendre et la brique ancienne — et il est interdit dans de nombreux secteurs protégés. La haute pression, elle, convient aux supports durs et modernes, mais creuse les matériaux anciens et les gorge d'eau.
L'hydrogommage est la voie médiane : l'abrasif travaille, la pression reste basse, l'eau limite la poussière. Sur le bâti ancien francilien — pierre, meulière, brique — c'est presque toujours la bonne méthode. Sur un encrassement léger de façade récente, un simple lavage basse pression suffit parfois : nous vous le dirons plutôt que de vendre un hydrogommage inutile.
Après l'hydrogommage : la suite logique
L'hydrogommage ne répare rien : il révèle. Une façade nettoyée montre son état réel — joints creusés, fissures, pierres fragilisées. C'est le moment idéal pour enchaîner sur un rejointoiement localisé, une reprise d'enduit ou un hydrofuge respirant, selon ce que le nettoyage a mis au jour.
C'est aussi pour cela que nous recommandons l'hydrogommage en première étape d'un ravalement : on ne prépare sérieusement que ce qu'on voit clairement.
Les prestations concernées
